FLASH ATHLETIC

poussière, rayures et craquements

Wednesday, February 27, 2008


Au New Moon ce soir là, les Wampas étaient particulièrement chauds, sales et humides, surtout leur merveilleux guitariste. Le lendemain, Monsieur Flash décida de s'acheter une Fender Mustang. Il voudrait ici rendre hommage à Marc Police, en toute simplicité, et citera scrupuleusement les poignantes notes de pochette qu'ont rédigées ceux qui sont à l'initiative de la sortie de ce 45 tours:
" Ce disque est dédié à notre frère Marc.
Nous le proposons à tous ceux qui ne vivent pas le rock comme un négoce sordide, un cliché, ou une frime, ou bien encore un intermède commode entre études et reprise de l'affaire familiale, voire un passage obligé entre adolescence et entrée dans la vie active...
Ce disque, nous l'avons voulu pour vous dévoiler un aspect méconnu des possibilités de Marc, en mettant l'accent sur ses talents de compositeur, à travers trois mélodies évidentes et inspirées.
Mais à l'écoute de cette version hallucinée de Jack the Ripper, vous constaterez également que Marc n'était pas le Xème bon guitariste du genre, mais le guitariste rock de sa génération. Et surtout pas un clone appliqué de Dick Dale, mais bien plutôt sa continuité créative, égarée dans ces tristes années quatre-vingt.
Mais qui cela peut-il encore intéresser, à l'aune d'un système qui surexpose l'anecdote et l'apparence, confond l'agressivité avec l'énergie, prend l'arrogance et le culot pour de la personnalité, et marginalise de fait l'authenticité?
Tu n'avais rien d'autre à "vendre" que ce son, un son travaillé, peaufiné quinze années durant, fruit de cette soif tourmentée de tout comprendre, tout assimiler, que l'on percevait parfois au détour de tes écrits fulgurants, ou de ces soli improbables, sidérants, que tu distillais sur des strato ou mustang portées à l'incandescence.
Alors nous t'offrons ce disque, pour toi, Marc, notre frère, toi qui a tant servi le rock, ce rock qui ne t'a rien donné en retour. "

Marc Police
:

01 - Talkin' about girls : un classique en puissance, d'accord? Dans la veine d'un surf-rock que Marc avait travaillé tant et plus, mais jamais enteriné sur vinyl.

02 - Jack the Ripper : déjà, son jeu de guitare poussé au paroxysme. Où aller plus loin que les notes désespérées, les bruits étranges qu'il assène à la sortie d'un thème re-ha-bi-té?

03 - Good evening : la version antérieure à celle des Pasadenas. Sa voix y est suspendue à une aura de rumeurs et de résonances moites et diffuses.

04 - Last night : et enfin, ce rock mélodique, au chant très sophistiqué, posé ici comme une borne insolite; Marc avait pourtant visité le genre dans de nombreuses compositions inédites à ce jour.

Ici, celui qui adorait Brian Wilson et Phil Spector

P.S. : merci à Thierry le Nantais, Fiou et PatChamp.

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Sunday, December 30, 2007


Flash Athletic met à l'honneur aujourd'hui un véritable rocker maudit : Hector. Les fameux chroniqueurs à Libération Serge Loupien et Bruno Bayon nous en dressent un portrait haut en couleur : "Hector, esthète dangereux de la provocation, du cynisme outrancier et du mauvais goût spectaculaire, préfigurait admirablement, dès le début des années soixante, la panoplie complète des modes à venir. Les beatniks (avec ses cheveux incroyablement longs pour l'époque, et touffus), les freaks (avec ses yeux de défoncé, ses vêtements exubérants, sa passion affichée pour le vulgaire), et les punks, surtout (avec son nihilisme proclamé, son style vocal éructant à la Sex Pistols, et ce bouchon de bidet qu'il portait au cou). Avec Hector, rien n'allait jamais normalement. Il arrivait chez son éditeur ou à ses concerts en fiacre, quand ce n'était pas en chaise à porteur grand siècle et même dans une baignoire portée par ses laquais. Bref, son plus clair désir : bien "se foutre de la gueule du monde". Il confiait volontiers à la presse de l'époque : "moi, Hector déclare mépriser le show-bizz d'autant plus que le show-bizz me le rend bien". Influencé par l'effroyable Tiny Tim (hurluberlu vocaliste aux cheveux filasse et à l'ukulélé féroce) mais surtout par le redoutable baryton-borborygme-boxeur Screamin' Jay Hawkins, Hector était précieusement cultivé et admirablement entouré. Son premier e.p. (d'ailleurs réimprimé ici) affichait, en crédit de ses morceaux les plus saqués, une signature appelée à devenir célèbre : Jean Yanne, dont les textes brillants et teigneux, taillés sur mesure pour le vilain Hector ("Je vous déteste" ou "Fous-le-camp, t'es pas du quartier"), annonçaient, par leur férocité sarcastique en rupture avec la niaiserie chouchou ambiante, le ton d'un fameux duo d'agitateurs rock à venir : Lanzmann/Dutronc. Hector était en avance de vingt longueurs ; résultat , il n'a pas tenu la distance. Reste, enfin, ce disque miraculeux, dérisoire et arrogant. L'exhumation d'une légende."

Hector et ses Médiators :

01 - Je vous déteste
02 - T'es pas du quartier
03 - Tchang
04 - Something else
05 - Peggy Sue
06 - Whole lotta shaking going on

ici, tu prends des risques...

P.S. : Merci pour leurs encouragements à Elsebasto, Mr Noon, Phantom of the Radio, l'agent LeCurling, A la Piscine, Calmos, l'Homme de Tegucigalpa, Filgrav et surtout à Geneviève qui hante les nuits moroses de Monsieur Flash (Il en oublie même son amour platonique pour Chantal, du pôle Intragestion aux Ressources Humaines).

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Sunday, November 18, 2007


Mr Flash en a assez des biographies fantaisistes concernant les artistes importants : il vient d'ailleurs de modifier celle d' El' Blaszczyk (merci à Mr Patrice Bricolage et à El Butor). Aussi, votre serviteur préfère aujourd'hui vous présenter un orchestre dont il ne connaît absolument rien : Los Dandies et se contentera de citer les notes de pochette : "formé en 1957, cet ensemble remporte un succès considérable partout où il se produit et, de l'avis même des amateurs de musique typique, son dynamisme et son originalité en font un orchestre de danse excessivement attrayant.
Nous sommes certains que les possesseurs de ce disque seront de cet avis et qu'ils apprécieront eux aussi les multiples qualités de cette formation apte à séduire les plus difficiles".


Los Dandies :

01 - Dracula cha cha cha
02 - Mademoiselle cha cha cha
03 - Hai mulata
04 - It's easy

entrez dans la danse ici


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Tuesday, May 01, 2007


Monsieur Flash tient tout d'abord à remercier l'agent LeCurling (une petite visite sur son blog brutdegroove vous fera le plus grand bien) pour l'avoir réveillé de l'état d'hypnose dans lequel Jean-Jacques Dexter l'avait plongé. Votre serviteur vous propose aujourd'hui de découvrir El' Blaszczyk, véritable légende vivante du rock français. Personnage à multiples facettes, sorte de Michel Simon des temps modernes, Blaszczyk, outre ses activités artistiques, s'investit pleinement dans la recherche scientifique. Aussi, en collaboration avec son complice Maurice Gardenas, Blaszczyk devient l'inventeur du célèbre Tapfex, appareil ultra sophistiqué permettant de distribuer des torgnoles sans s' esquinter les mains. Mais c'est principalement dans le domaine musical que Blaszczyk consacre la majorité de ses efforts. Tout commence par l'autoproduction familiale (sa jeune soeur lui donnant la réplique) de ce premier e.p. sur son propre label FTP Records Limited. Il côtoie ensuite chez le Vicomte d'Issigeac (Périgord Pourpre), village du disque et de la mémoire sonore, Monsieur Lilian, Cy Baboon et surtout Mr le Président Patrice l'Approximativiste qui lui propose d'emblée un contrat mirobolant pour signer sur son label Bricolage Records. Blaszczyk ne se fait pas prier et doit dare-dare se rendre à Paris pour y honorer un concert en compagnie de Steve and the Jerks et des Dutroncs. Ce soir là, la ferveur du public le pousse à enregistrer son second 45 tours (avec les Electrolux) intitulé "Le rock du crockmore". Les thèmes abordés dans le troisième opus "A l'hôpital" (comportant le fameux "j'ai pas la santé" mais aussi "pikouse jerk" et "UPSA 62") préfigurent la lassitude dans laquelle est plongé Blaszczyk qui, épuisé, trouve dans un traitement à base d'absinthe, la solution pour maintenir le cap. Hélas, ce dernier disque ne verra jamais le jour et, désappointé, Blaszczyk doit se résoudre à regagner le maquis. Le perfectionnisme sonore qui caractérise les twists frénétiques de Blaszczyk ne serait rien sans son phrasé atypique pouvant à peine évoquer Serge Gainsbourg ou bien Jean-François Maurice. Monsieur Flash tient à saluer les nombreux talents issus de l'axe La Rochelle-Bordeaux, nous révélant les Washing Machine, Guzzlers, Wise Men, TV Killers, Wicked Movement, Weak et bien sûr les Hurly Burlies et les Wonky Monkees. Chapeau bas, messieurs...

El' Blaszczyk (rock band himself) :

01 - quand tu m'caresses
02 - taqui oualqui
03 - James Bond
04 - Tapfex

ICI la chaude ambiance

P.S. : Monsieur Flash est désolé de la faiblesse du bitrate (mauvaise manipulation ...), pouvant nuire au souci de performance sonore investi dans cet enregistrement, et remercie vivement El Butor et l'homme de Tegucigalpa.


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Saturday, January 27, 2007


Avez-vous assisté hier soir au numéro d'hypnose de Dominique Webb lors de l'émission de Maritie et Gilbert Carpentier? Pas banal, non? Il est vrai qu'entre le dressage de puces de Mac Ronay et l'interprétation de "Kalinka" par Yvan Rebroff et ses Bâteliers de la Volga, ce spectacle a dû impressionner bon nombre de télespectateurs. Mr Flash vous propose maintenant de poursuivre l'expérience de l'hypnose à travers l'étude scientifique qu'a entrepris Jean-Jacques Dexter, autre orfèvre en la matière. Quelques petits conseils utiles avant de continuer... Sachez qu'il convient d'instaurer un climat musical favorable, tel le psyché-jerk de Yan Tregger et Marcel Hendrykx, de façon à accentuer les sensations. Aussi, l'écoute d'"Overkill" par Motörhead procurera des résultats nettement moins probants que l'intégrale de Tangerine Dream. Si ce n'est pas le cas, on pourra par la suite accrocher tous les CD's composant cette intégrale au cerisier pour effrayer les moineaux , ce qui constituera un investissement également judicieux. Dans l'éventualité où vous souhaitez prolonger la relaxation en regardant une partie de football, évitez les commentaires d'Eugène Saccomano ou bien de Denis Balbir, susceptibles de provoquer un électrochoc relativement dangereux. Préférez un bon petit Valenciennes - Sedan agrémenté par les onomatopées d'Aimé "mémé" Jacquet, qui peuvent conduire à un sommeil profond.

Jean Jacques Dexter : "hypnose réelle"
01 - Yan Tregger : "be quite"
02 - Jean-Jacques Dexter et Marcel Hendrykx : "hypnose réelle"

laissez-vous conduire ici

P.S. : merci à Jean pour son aimable contribution lors des deux dernières publications

Friday, December 15, 2006


Amis sportifs, ce message vous concerne. Et je ne parle pas des compétiteurs de salon comme ce sacré Elsebasto, crack du subbuteo, qui refuse de chausser ses crampons moulés pour affronter l'équipe des CPPN du collège Antonin Magne, préférant faire avancer ses petits joueurs à l'aide de savantes pichenettes (à moins qu'il ne s'affaire à débrider le moteur de sa 51 Super "black"). Amis sportifs, disais-je, sachez que dès les années 60, Les Kilt's (irrésistible groupe camerounais), avaient trouvé le produit miracle afin d'améliorer vos performances. Pas question ici d'anabolisants, d'EPO, ni même de créatine...mais de la bonne vieille Bastos! Au diable la loi Evin, "il ne reste que des jours heureux, pleins de soleil et de ciel bleu"... Bastos, toujours jeune!

Les kilt's:
01- jerk Bastos
02- Bastos oyé

Ici le grand air


Tuesday, November 28, 2006


Un peu de sérieux lorsqu'il s'agit des Cousins... Ce quatuor twist belge formé autour de Guy Dovan et Gus Derse enregistre en 1960, pour la firme Palette, "kili watch" (vieux ban scout mis en rock), leur plus grand succès discographique. En 61 et 62, ils enchaînent plateaux de télévision et galas dans toute l'Europe, puis fin 62, leur popularité est telle qu'ils entament une longue tournée sur les îles de Madagascar et de La Réunion. En 1965, suit une autre tournée africaine (Congo, Angola, Burundi et Rwanda) puis ils s'envolent pour l'Argentine au mois de juillet où les attend un nouveau contrat. Leur parcours se termine en février 1967, par un concert à Tubize, près de Bruxelles. Le son écho-réverb incisif des Cousins ainsi que leur formidable sens de l'humour font de Mr Flash un fan inconditionnel qui se délecte de leur look moustaches-lunettes autant que de leurs morceaux aux titres saugrenus : "pep's", "parasol", "dang dang", "relax", "stodola"... A noter que "kana kapila" figure sur la compilation Jungle Exotica vol.1 où le groupe est crédité sous le nom de Continental Cousins.

The Cousins :
01 - Kana Kapila
02 - Bouddha

ICI nos amis belges